Capacité de production et structure financière: utilisations stratégiques dans les jeux d'entrée. - Archive ouverte HAL Access content directly
Theses Year : 2006

Capacité de production et structure financière: utilisations stratégiques dans les jeux d'entrée.

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Abstract

The thesis focuses on the strategic choices of production capacity and financial structure in entry games. Chapter 1 is based on Judo-economics analysis (Gelman and Salop (1983)). We show that there is no over-capacity at equilibrium when the entry is anticipated by the incumbent. In a first extension, firms can collude on production level. We show that this collusion induces firms to install an over-capacity, in order to be in a better position during negotiation. In a second extension, we show that a low-cost entrant may install an over-capacity in order to signal its efficiency on financial markets. Chapter 2 characterizes the optimal capacity to be installed by an incumbent in the case of increasing demand. In this case, an over-capacity can have a double effect: to avoid or at least to delay entry, and to induce a lower capacity installed by the entrant. We show that there is a trade-off between these objectives. Chapitre 3 presents a strategic use of debt. We assume that after entry, the incumbent and the entrant can negotiate a market exit for the entrant. By being highly leveraged, the entrant can credibly commit to trigger a price war in case of negotiation failure (by the limited liability effect), thus increasing the surplus obtained in the negotiation. Chapter 4 introduces capacity constraints in a multi-firm, multi-plant and multi-market linear Cournot model. We prove existence and uniqueness of the equilibrium and characterize it.
La thèse se concentre sur la question des choix stratégiques dans les jeux d'entrée (choix de capacité de production par la firme en place ou l'entrant, et choix de structure financière par l'entrant). Le chapitre 1 est fondé sur l'analyse de Gelman-Salop (1983). Lorsque la firme en place anticipe l'entrée, on démontre qu'il n'y a pas de surcapacité à l'équilibre. Dans une première extension, après entrée, les firmes s'entendent sur leurs niveaux de production respectifs. Les firmes surinvestissent alors en capacité afin d'affaiblir la position de l'adversaire dans la négociation. Dans une seconde extension, en présence d'asymétrie d'information sur les coûts de production, un entrant efficace peut être conduit à surinvestir en capacité pour se signaler aux investisseurs. Le chapitre 2 caractérise la décision optimale en capacité d'une firme en place dans le cas d'une demande croissante. Stratégiquement, une surcapacité peut dans ce cas avoir un objectif double: d'une part de retarder (voire de barrer) l'entrée, et d'autre part d'induire une entrée moins agressive en capacité. Nous montrons que ces objectifs ne sont pas conciliables. Le chapitre 3 propose une théorie de l'endettement stratégique par l'entrant. La firme en place et l'entrant peuvent négocier la sortie de ce dernier, par exemple par le biais d'un rachat. En s'endettant, l'entrant s'engage crédiblement à une concurrence agressive (effet de la responsabilité limitée) en cas d'échec de la négociation, améliorant ainsi sa position durant celle-ci. Le chapitre 4 propose une solution au problème de concurrence à la Cournot sous contraintes de capacité, dans un cadre multi-firmes, multi-usines et multi-marchés.
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Dates and versions

pastel-00002039 , version 1 (29-07-2010)

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  • HAL Id : pastel-00002039 , version 1

Cite

Maximilien Laye. Capacité de production et structure financière: utilisations stratégiques dans les jeux d'entrée.. Economies et finances. Ecole Polytechnique X, 2006. Français. ⟨NNT : ⟩. ⟨pastel-00002039⟩
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