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Theses Year : 2008

Mobility and wage dynamics on the French labor market

Mobilités et dynamiques salariales sur le marché du travail français

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Abstract

This paper proposes to model labor market transitions accounting specifically for individual heterogeneity in the ability to accede to stable jobs. The model used is based on a Markovchain mixture of four types of transition dynamics: the stayers in stable-jobs, the stayers in nonparticipation, the unconfined movers, and the individuals stuck on confined states and who cannot accede to stable jobs. Conditional heterogeneity is allowed. The probabilities of being of a certain type depend on observable individual characteristics. Estimation is done focusing on a population already well inserted in the labor market but yet not ready to retire: men and women aged 30 to 49. Our main results are the following. Individuals trapped in confined mover histories represent 5% of the population under study (versus 13% apparently observed). Unconfined-mover dynamics depend on gender, whereas male and female confined movers cannot be proved to experience different dynamics. At equilibrium, an individual whose labor market history is generated by the confined mover process has between 3 and 4 times more chances to be unemployed than a confined mover. Participation, however, is not different across the two categories. The probability to be a confined mover decreases with the quality of education. For men, a high probability is also correlated with being single, and living in a distressed area
Le premier papier conclut à la faiblesse des rendements de l'ancienneté en France quel que soit le diplôme considéré à l'exception des diplômes du supérieur. Pour ces derniers, les rendements de l'ancienneté estimés sont de l'ordre de 2.6%. Les rendements de l'expérience sont bien plus élevés que ceux de l'ancienneté : de l'ordre de 5% pour les sans diplômes à 7.6% pour les bacheliers. Les estimations obtenues dans ce premier papier sont comparables à celles menées dans le papier de BFKT : les données et la méthode utilisée sont analogues. De ce fait, les estimations obtenues peuvent être comparées et la différence la plus nette constatée entre la France et les Etats-Unis concerne ces rendements de l'ancienneté. Aux Etats-Unis, ceux-ci sont élevés (de l'ordre de 5%) et significativement différents de 0, contrairement à la France où, exception faite des diplômés du supérieur, les rendements de l'ancienneté sont proches voire non statistiquement différents de 0. Une des explications possibles serait la différence des taux d'arrivée des offres entre les deux pays. Les simulations du modèle de Burdett and Coles (2003) réalisées montrent que, pour un taux journalier d'arrivée des offres de l'ordre de 0.00158, la pente du salaire est bien plus faible que celle obtenue avec un taux journalier d'arrivée des offres de l'ordre de 0.005 (taux estimé pour les Etats-Unis). Le manque de dynamisme du marché du travail français n'inciterait pas les entreprises à rémunérer l'ancienneté dans l'entreprise : en effet, la probabilité que le salarié reçoive une offre alternative plus élevée est faible en France. En revanche, aux Etats-Unis, les entreprises sont incitées à le faire si elles souhaitent conserver leurs salariés. Les résultats du deuxième papier confirment les estimations obtenues dans le premier. Malgré l'introduction d'une hétérogénéité entreprise inobservée, les estimations des rendements de l'ancienneté en France restent faibles, à la fois pour les hommes et pour les femmes, et quel que soit le niveau de diplôme considéré. Quant au troisième papier qui traite de l'efficience du service public, plusieurs résultats sont à souligner. Tout d'abord un modèle structurel simple confirme que l'attractivité du secteur public augmente en cas de situation économique défavorable, ce qui est dans la lignée des résultats de Fougère and Pouget (2003). Ce résultat se retrouve dans les estimations du modèle forme réduite. Par ailleurs, une prime à l'emploi dans la fonction publique existe mais ceci n'est plus vrai pour le haut de la distribution des salaires. Quant aux femmes, elles ont un avantage comparatif à travailler dans le secteur public quelle que soit leur position sur l'échelle des salaires. A l'inverse, les hommes bénéficient d'une prime à l'emploi dans la fonction publique seulement en bas de la distribution. Enfin, le troisième papier montre que les différences de structures des salaires entre secteur public et secteur privé sont la combinaison de trois effets :
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Dates and versions

pastel-00005067 , version 1 (27-04-2009)

Identifiers

  • HAL Id : pastel-00005067 , version 1

Cite

Magali Ponçon Beffy. Mobilités et dynamiques salariales sur le marché du travail français. Sciences de l'Homme et Société. ENSAE ParisTech, 2008. Français. ⟨NNT : ⟩. ⟨pastel-00005067⟩
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