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Theses Year : 2014

The process of making urban trees a heritage : Tunis city case

La patrimonialisation des arbres urbains : le cas de Tunis

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Abstract

This thesis is part of a geographical and anthropological field. It analyzes historic and contemporary relationships between Tunisians and trees in the city. Taking as a case study the city of Tunis, it aims to show that there is, from the beginning of colonization, among Tunisians a complex process of appropriation but also rejection of trees depending on their public or private location, and their personal history.Multiple values are indeed associated with trees. Analysis of the interviews shows that these values are based primarily on individual memory, family practices and social memory. Before colonization, the Medina had few trees in public space because the spatial organization drew its roots from the traditional settlement pattern, which did little or no appeal to trees in private patios. In addition, the traditional urban law did not use trees in public space. Upon initiation of the French Protectorate, the capital has been extended beyond the walls with the city called European. Large avenues and streets were lined up with rows of trees. New species were then widely introduced and disseminated, modeled on the French cities of that time.After independence, the capital swelled by the spread of rural migration, wealthy Tunisians lived in new neighborhoods that combined European style and Tunisian traditions (especially in the north). Rural Tunisians in search of a better life have occupied smaller areas (west and south). The capital has become a socially heterogeneous space marked by abundance and different types of trees in public and private spaces of the various neighborhoods.This thesis is a first step in the interpretation of urban living from recent history, marked by the functional, symbolic and aesthetic uses of trees. It shows that today the trees in Tunis are or become social, individual and collective markers that define different types of heritage; private, collective and public. This heritage process is not necessarily tied to an institutional setting.
Cette thèse, qui s’inscrit dans un champ géographique et anthropologique, a pour objet l’analyse historique et contemporaine des relations des citadins aux arbres de la ville. En prenant comme cas d’étude la ville de Tunis, elle vise à démontrer qu’il existe, depuis le début de la colonisation, chez les Tunisois, un processus complexe d’appropriation mais aussi de rejet des arbres de la ville selon leur localisation publique ou privée, et l’histoire personnelle de chacun. De multiples valeurs sont en effet associées aux arbres. L’analyse des entretiens avec les habitants montre que ces valeurs reposent avant tout sur la mémoire individuelle, les pratiques familiales et la mémoire sociale.Avant la colonisation, la médina disposait de peu d’arbres dans l’espace public, car l’organisation spatiale puisait ses fondements dans le mode traditionnel d’habitat, qui ne faisait pas ou peu appel aux arbres dans l’intimité des patios. En outre, le droit urbain traditionnel ne recourait pas aux arbres dans l’espace public. Lors de l’instauration du Protectorat français, la capitale a été étendue au-delà des remparts avec la ville dite européenne. Les grandes avenues et les rues bordées d’alignements d’arbres d’espèces introduites ont été alors largement diffusées, sur le modèle des villes françaises de cette époque.Après l’Indépendance, la capitale gonflée par l’exode rural s’est étalée, les Tunisois aisés ont habité de nouveaux quartiers alliant style européen et traditions tunisoises (notamment au nord) et les Tunisiens ruraux en quête d’une vie plus facile ont occupé des quartiers plus modestes (à l’ouest et au sud). La capitale est devenue un espace socialement hétérogène marqué par une abondance d’arbres de nature différente dans les espaces publics et privés des différents quartiers.Cette thèse est une première étape de l’interprétation du cadre de vie urbain issu de l’histoire récente et marqué par les usages fonctionnels, symboliques et esthétiques des arbres. Elle montre qu’aujourd’hui les arbres de Tunis sont ou deviennent des marqueurs sociaux, individuels et collectifs, qui définissent différents types de patrimoines de nature, privés, collectifs et publics. Ce processus de patrimonialisation n’est pas nécessairement lié à un cadre institutionnel.
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tel-03027644 , version 1 (27-11-2020)

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  • HAL Id : tel-03027644 , version 1

Cite

Myriam Bennour. La patrimonialisation des arbres urbains : le cas de Tunis. Environnement et Société. AgroParisTech; Université du Centre (Sousse, Tunisie). Institut supérieur agronomique de Chott-Mariem, 2014. Français. ⟨NNT : 2014AGPT0079⟩. ⟨tel-03027644⟩
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