The public Park in Japan : a hybrid landscape form -The contribution of the French school of landscape- - Archive ouverte HAL Access content directly
Theses Year : 2017

The public Park in Japan : a hybrid landscape form -The contribution of the French school of landscape-

Le parc public au Japon : une forme paysagère hybride -Les apports de l’école française de paysage-

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Abstract

Subsequent to the 1868 Meiji revolution, the opening of the country was a time of great change in urban planning and in the art of the garden in Japan. Under influences from the West, the layout of towns and the model of the Japanese garden were both diversified and this development was reinforced and accelerated by a new element in the urban space, introduced from abroad, the « public park ».Two schools of landscaping were pioneers in this trend: the Seiroku Honda school, established at the Imperial University in Tokyo, and the Hayato Fukuba school based in the Shinjuku Gyoen Imperial Garden. The two founders did not share the same philosophy of landscaping: the former was founded on forestry and on town and country planning, inspired by theories developed in Germany, and the latter was based on examples of horticulture and garden design from France: the treatise by Edouard André, “General Treatise on the Composition of Parks and Gardens” (Traité général de la composition des parcs et jardins), published in 1879, in particular, exerted a clear influence.In the present thesis, I will defend the hypothesis that a new type of space appeared: the public park, evolving from the principle achievements of the two schools during the opening up of the country in 1868 and until the 1930s. Using the “comparatist” method, I retrace the traditions of garden design in Japan and in France informed by the study of projects for public parks and gardens in France during the Second Empire, where the French school of landscaping flourished (Parc des Buttes-Chaumont, Parc Montsouris, Square des Batignolles), and I analyse the characteristics of the parks and gardens laid out by the two pioneer landscape gardeners and their followers (Shinjuku Gyoen, Hibiya Park, Hamachô Park, Narita-san Park). I also research the training for landscape gardening and the formats used for transfer of knowledge among horticulturalists.My research covers both historical and practical aspects. I use the methods of the historian for the consultation of archives and for documentary research; the methods of a landscape gardener for the techniques of surveying and the interpretation of projects. Analysing both French and Japanese parks from various thematic standpoints (paths, planting, water features, project management and layout), I demonstrate the influence of the French school of landscaping on the development of the public park in Japan. I reserve an important place to iconography and to graphics analysis, often hitherto unpublished. Finally, my thesis presents new elements concerning the effects in Japan, in this largely unexplored domain, of the art of gardening in its relation to the public park
En 1868, l’ouverture du pays avec la révolution de Meiji fut un moment de grand bouleversement dans l’histoire de l’urbanisme et de l’art des jardins au Japon. Sous les influences occidentales, la composition urbaine et le modèle du jardin japonais se diversifièrent et cette évolution fut renforcée et accélérée par une composante urbaine nouvelle, introduite de l’extérieur, le « parc public ».Deux écoles du paysage jouèrent un rôle pionnier dans ce courant : l’école de Honda Seiroku établie à l’université impériale de Tokyo, et celle de Fukuba Hayato basée dans un jardin impérial, Shinjuku Gyoen. Les deux fondateurs n’avaient pas exactement la même philosophie sur le paysage : celle du premier était fondée sur la sylviculture et l’aménagement du territoire inspirée des théories développées en Allemagne et celle du second s’appuyait sur l’horticulture et l’art des jardins inspirés de la France ; le traité d’Edouard André, Traité général de la composition des parcs et jardins, publié en 1879, en particulier, joua un rôle important.Dans cette thèse, nous nous sommes attachée à démontrer méthodiquement cette hypothèse d’apparition d’un nouveau type d’espace, le jardin public, à partir des réalisations principales de ces deux écoles, de l’ouverture du pays en 1868, jusqu’aux années 1930. En nous appuyant sur la méthode du « comparatisme », nous avons retracé les traditions de l’art des jardins au Japon et en France. Nous avons étudié les projets de parcs et jardins publics réalisés en France sous le Second Empire où s’épanouit l’école française du paysage (Parc des Buttes-Chaumont, Parc Montsouris, Square des Batignolles), et analysé les caractéristiques des parcs et jardins réalisés par les deux paysagistes pionniers et leurs disciples (Shinjuku Gyoen, Parc Hibiya, Parc Hamachô, Parc Narita-san). Nous nous sommes également penchée sur la formation des paysagistes et les supports de diffusion du savoir dans le monde horticole.Le travail que nous avons effectué a une dimension à la fois historique et pratique. Nous avons mis en œuvre les méthodes de l’historien pour le travail en archives et la recherche documentaire, du paysagiste pour les techniques de relevé ou la lecture de projet. En analysant ces parcs français et japonais, à travers plusieurs thèmes (allée, plantation, pièce d’eau, démarche de projet et composition spatiale), nous avons montré le rôle joué par l’école française de paysage sur le développement du parc public au Japon. Nous avons accordé à l’iconographie et aux analyses graphiques, souvent inédites, une place importante. Enfin, cette thèse apporte des éléments nouveaux sur les effets de l’ouverture du Japon, dans un domaine jusqu’alors peu exploré, l’art des jardins dans sa relation au parc public
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tel-03150053 , version 1 (23-02-2021)

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  • HAL Id : tel-03150053 , version 1

Cite

Yoko Mizuma. Le parc public au Japon : une forme paysagère hybride -Les apports de l’école française de paysage-. Architecture, aménagement de l'espace. Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France, 2017. Français. ⟨NNT : 2017IAVF0019⟩. ⟨tel-03150053⟩
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