The making of landscapes and agroforestry know-how in the Ile-de-France Basin : Actors, processes and projects - Archive ouverte HAL Access content directly
Theses Year : 2020

The making of landscapes and agroforestry know-how in the Ile-de-France Basin : Actors, processes and projects

La fabrique des paysages et des savoir-faire agroforestiers dans le bassin francilien : acteurs, processus et projets

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Abstract

Faced with the environmental and climatic crisis, practices based on the management of ecological processes are opening up a new horizon for agriculture. The current challenge of agroforestry, based on associations of trees, crops and/or animals, is no longer limited to production alone, but also affects its sustainability and in particular the provision of ecosystem services and the food resilience of territories. However, these agroecological practices cannot result from the application of technical recipes. Can farmers’ naturalistic and agroecological knowledge of landscapes, become a vector for the transmission of agroforestry practices mainly through neighborhood effect and collective learning ? A critical study of the methods and mechanisms of learning, transmission and support of agroforestry practices in the Paris Basin is carried out through a transdisciplinary, ethno-geographic and pragmatic approach. The stories of their agroecological trajectories are retraced through ethnographic investigation and documentary collection from the field (photography, drawing of farmers, project plan). A typology of the different forms of agroforestry landscapes (intra-plot tree lines, diversified hedgerows gridding, etc.) and the range of ecological and diversification knowledge associated with them is proposed. In contrast, the mistrust of trees among some soil conservation farmers is identified. Secondly, the survey on the methods of support by stakeholders in territorial development (farmers, landowners, agricultural development associations, agents of regional nature parks and communities of municipalities), sheds light on conflicts and alliances between actors. The tools and collective learning processes of this outside agroecological university are highlighted through the chronicles of farmers' collective workshops and participatory research projects around the heritage of locally adapted seeds and woody plants (ecological survey, botanical index, reading and landscape design, project and pruning workshops, participatory selection). This work offers a synthesis of the brakes (the long time, the lack of local references and management know-how, the tree in the rural lease). And the conditions of transmission of agroforestry practices (pioneering attitudes, empirical and transversal approaches, involvement of territorial actors) are articulated between different scales: from the plot to the plain, to the community of actors in the large landscape. Finally, this thesis identifies a set of updating of living heritage which, through the agro-ecosystem benefits and the local food systems resulting from these new agricultural landscapes; could become the basis of a local project guaranteeing the environmental, social and economic sustainability of the territory.
Face à la crise environnementale et climatique, les pratiques basées sur la gestion des processus écologiques ouvrent un nouvel horizon pour l’agriculture. L’enjeu actuel de l’agroforesterie basée sur les associations d’arbres, de cultures et d’élevage, n’est plus limité à la seule production, mais touche aussi à la durabilité́ de cette production, à la résilience du milieu cultivé vis-à-vis des aléas climatiques, à la fourniture des services écosystémiques et à la création de nouveaux « terroirs ». Il s’agit de concrétiser sa multifonctionnalité́ et son inscription dans le long terme. Or, ces pratiques agroécologiques ne peuvent pas résulter d’une pure application de recettes techniques ; elles se développent avec les caractères propres de chaque milieu accompagné par chaque agriculteur. L’entrée par les connaissances naturalistes et agroécologiques des agriculteurs, et par ce que l’on nomme paysage, peut-elle devenir un vecteur de transmission des pratiques agroforestières essentiellement par effet de voisinage et par apprentissage collectif ? Une étude critique des modalités et des dispositifs d’apprentissage, de transmission et d’accompagnement des pratiques agroforestières du Bassin francilien est menée à travers une démarche ethnopaysagère et géographique et par la sociologie pragmatique. Les récits des trajectoires agroforestières et en agriculture biologique ou de conservation des sols sont retracés à travers l’enquête ethnographique auprès d’agriculteurs et la collecte documentaire de terrain (photographies, dessins d’agriculteurs, plans de projets). Une typologie des différentes formes de paysages agroforestiers (linéaires d’arbres intra-parcellaire, complantés parfois d’une strate arbustive, maillage de haies champêtres, etc.) et la gamme des savoirs écologiques et de diversification qui y sont associés, est proposée. En regard, la méfiance envers les arbres chez certains agriculteurs de conservation des sols est identifiée. Dans un deuxième temps, l’enquête sur les modalités d’accompagnement par les parties prenantes du développement territorial (agriculteurs, propriétaires fonciers, agents des parcs naturels régionaux et des communautés de communes, vulgarisateurs), éclaire les conflits et les alliances entre acteurs territoriaux. Les outils et les processus d’apprentissage collectif de cette université agroforestière du dehors sont mis en évidence à travers les chroniques des ateliers de collectifs d’agriculteurs et des projets de recherche-participative autour du patrimoine de semences et de ligneux adaptés localement (enquête écologique, index-botanique, lecture et design paysager, ateliers de projets et de taille, sélection participative). Ce travail propose une synthèse des freins (le temps long, le manque de références locales et de savoir-faire de gestion, l’arbre dans le bail rural) et des conditions de transmission des pratiques agroforestières (implication des pionniers dans un groupe de pratiques, approche par l’expérience, implication des acteurs territoriaux). Celles-ci s’articulent entre différentes échelles : de la parcelle à la plaine, jusqu’à la communauté d’acteurs du « grand paysage ». Enfin, cette thèse identifie un ensemble d’expériences patrimoniales du vivant qui, à travers les bénéfices agro-écosystémiques et les filières alimentaires issus de ces nouveaux paysages agricoles, pourrait devenir le socle d’un projet local garant de la durabilité environnementale, sociale et économique du territoire.
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  • HAL Id : tel-03191613 , version 1

Cite

Clémence Bardaine. La fabrique des paysages et des savoir-faire agroforestiers dans le bassin francilien : acteurs, processus et projets. Ecologie, Environnement. Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France, 2020. Français. ⟨NNT : 2020IAVF0021⟩. ⟨tel-03191613⟩
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